Semaine 22 : Le Heat et les Pacers peuvent ils être champions ?

1La réponse à cette question un brin provocatrice est évidemment oui. Ils occupent toujours les deux premières places de la conférence Est (avec 72.2% de victoires pour Indiana et 68.5% pour Miami) et les troisième et cinquième place de l’ensemble de la NBA. Mais les deux équipes vont clairement moins bien en ce mois de mars à l’approche des playoffs, on peut donc se poser la question : les deux favoris annoncés pour le titre de NBA seront-ils à la hauteur ?

Avec le retour en force des Bulls et des Nets (les deux meilleures équipes de NBA depuis le 1° janvier), on peut même douter de la présence d’une ou des deux équipes en finales de conférence, ce qui ne faisait pourtant aucun doute ou presque il y a encore un mois.

Le choc du 28 mars a opposé les deux équipes et tourné à l’avantage d’Indiana sur le plus petit avantage. Ce match n’a pas évacué tous les doutes (les deux équipes présentaient un bilan équilibré sur les 10 matchs précédant ce choc, ce qui est clairement signe de méforme à leur niveau). De plus, dans la foulée du All Star Game, les Pacers ont perdu 4 matchs de suite.

Un symptôme se retrouve dans les deux camps. La défense. Ce qui est pourtant la force absolue d’Indiana s’est un peu perdu, enchaînant les matchs à plus de 100 points encaissés en février. Pour Miami, qui joue beaucoup sur transition et donc en provoquant des tirs forcés adverses ou des pertes de balle, la défense a été beaucoup plus inconstante ces derniers, impactant leur jeu offensif : ils ont dû jouer plus sur jeu posé, ce qui est moins efficace pour le Heat qu’on connait. Lebron James, qui déclarait vouloir être le Defensive Player Of The Year en début de saison, est notamment bien moins présent que par le passé dans ce secteur du jeu.

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Ensuite, autre inquiétude du côté de Miami, Lebron James. Il enchaîne les coups de chaud et les coups de freins. Face aux spurs le 6, ses 19 points à 6/18 aux tirs ont fait tâche. Face aux Bulls le 9 mars, il ne réalise que 8 de ses 23 tentatives pour 17 points. Dans la défaite des siens contre Memphis le 21 mars, il ne marque que 15 points. Face aux nets le 12 mars, il marque 19 points à 6/13, ce qui sans être mauvais est en dessous de ses standards. A part le match de Cleveland, toutes ces contre-performances se sont soldées par des défaites. Le Heat aura besoin d’un Lebron en forme pour espérer aller loin.

Pourtant, il a aussi réalisé d’excellentes performances entre temps comme ses 43 points face à Cleveland le 18 mars ou surtout ses 61 points contre les Bobcats.

Son irrégularité palpable peut donc être le point d’inquiétude, en plus de la défense, pour Miami. D’autant que l’équipe est, en ce moment, peu embêtée par les blessures, et que lors des déroutes, tout le monde semble se mettre au diapason du leader en méforme en dehors de Ray Allen qui tient souvent la baraque dans les défaites.

Néanmoins, on peut penser que le Heat sera au rendez-vous lors des prochaines playoffs. Mais la méforme actuelle me pousse à penser, et espérer, que les Bulls ou les Nets pourront livrer un duel équilibré lors d’éventuelles demies finales de conférence (si on en reste au classement actuel), en étant plus que des outsiders.

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Du côté d’Indiana, c’est un manque d’implication qui semble affecter les résultats. Notamment offensivement : Les deux matchs précédent celui du Heat ont été face à deux équipes très défensives, Memphis et Chicago. Ils ont marqué 71 et 77 points, ce qui est très peu même pour une équipe défensive. Ils ont également perdu contre New York, pas l’équipe la plus défensive ni la plus en forme, en marquant 86 points seulement.

C’est donc, en plus de quelques errements défensifs encore passables, le manque de jeu en attaque qui leur est nuisible. En dehors de David West notamment, les efforts sont moins faits par certains joueurs. Là où West a augmenté son niveau de jeu offensif et ses prises de responsabilités, on peut remarquer chez certains joueurs (dont Paul George et Lance Stephenson), des mauvais choix qu’ils ne faisaient pas auparavant.

Ce qu’ils avaient en début de saison semble s’être un peu perdu : cette implication qui était leur force, cette hargne de tous les instants a été quelque peu remplacée par une confiance excessive en leurs forces, qui les empêche de se donner à fond. Leur bilan des derniers matchs n’est donc plus à la hauteur du début de saison : ils avaient atteint l’excellent bilan de 39 victoires pour 10 défaites, et ont depuis remporté 13 matchs sur 24.

Dans un collectif moins bien huilé qu’en début de saison, David West semble surnager et a vraisemblablement passé une soufflante à ses coéquipiers. L’homme d’expérience de l’effectif a quelque peu revigoré ses troupes, mais ils restent sur 4 défaites en 5 matchs malgré cette victoire face au Heat. Cette équipe semble plus que jamais marcher à la confiance et deux scénarios sont tout à fait envisageables. Soit ces contre-performances les poussent à se remettre en question et ils arrivent en étant gonflés à bloc pour les playoffs. Soit ils sont effectivement moins forts qu’ils n’en ont eu l’air depuis les dernières playoffs, et ils devront se méfier des Nets, des Bulls et du Heat. Mais n’oublions pas qu’ils restent les leaders de la conférence Est, et je continue de les placer comme favoris pour aller en finale à l’est.

Ainsi, difficile de destituer une des deux équipes de leur statut de favorites à l’est. Chicago et Brooklyn se placent néanmoins comme de vrais outsiders, et qui sont les deux meilleures équipes de NBA en 2014. En effet, Brooklyn a gagné tous ses matchs contre Miami cette saison, alors que Chicago a, depuis sa défaite anecdotique du match d’ouverture de la saison, remporté 2 des 3 confrontations. C’est aussi Chicago qui a infligé sa première défaite de la saison à Indiana, et a remporté 2 de leurs 4 confrontations.

Et finalement, la finale de conférence Indiana-Miami pourrait se muer en Brooklyn-Chicago … Sans oublier que Washington, Charlotte, Toronto et Atlanta (ou New York qui lutte au classement) ne voudront pas faire de la figuration, malgré leurs forces plus modestes.

 

 

 

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7 réflexions sur “Semaine 22 : Le Heat et les Pacers peuvent ils être champions ?

  1. Miami ? Haha !!! Bosh s’efface de plus en plus, Wade est plus blessé que performant et LeBron commence à avoir de plus en plus de match sans !!! C’est la fin du Heat 🙂 (avis totalement objectif lol)

    • Je ne suis pas d’accord. Bosh a montré à plusieurs reprises qu’il pouvait être là, et meilleur que la saison passée, même si il a un coup de mou en ce moment (comme bcp). Wade n’est pas blessé mais joue un match sur deux. Il est préservé façon Pop’, sauf que comme il devient bon il casse un peu la cohésion de l’équipe qui était en place. C’est ça qui est inquiétant, et l’équipe a du mal à s’adapter à Wade sachant qu’il ne joue qu’un match sur deux c’est d’autant plus dur

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